Actualités / Édito

Inspiré de quelques articles publiés après la belle victoire des Diables Rouges face à la Nouvelle-Zélande et leur qualification pour les 16è de finale, cet éditorial évoque le ballon rond sous un angle moins abordé par les journalistes sportifs. Le football rassemble et dépasse les frontières grâce à une série de valeurs humaines et éducatives fondamentales, voire universelles.

Quelques valeurs « théoriques »… généralement vécues

La solidarité et l’esprit d’équipe : Travailler ensemble pour l’objectif commun, en jouant collectif, en se soutenant mutuellement dans la victoire comme dans la défaite.

Le respect : Tendre la main à un coéquipier qui tombe ou même à un rival en difficulté, remercier les supporters, …

Le dépassement de soi : La volonté de repousser ses limites, tout en apprenant l’humilité et la discipline.

Le partage : L’amour du jeu et du ballon et la célébration des émotions collectives.

De la déception et des critiques à une communion nouvelle

Après les deux premiers matches, notre regard se portait surtout sur les scores décevants et les attentes non rencontrées. Une partie des supporters était bien décidée à ne pas se lever pour le dernier match de poule. Certes, on retient surtout les buts marqués. Le score s’efface avec le temps, mais l’esprit, l’envie de se dépasser, la fierté des joueurs à représenter leur pays, … restent gravés dans les mémoires. Et ce samedi 27 juin restera également gravé dans les mémoires : le score répondait aux attentes, tout comme le classement, la qualification et LA MANIÈRE… une communion nouvelle s’est installée entre tous les amateurs NOIR-JAUNE-ROUGE du ballon rond et l’équipe des Diables !

Football et religion

Certains joueurs expriment ouvertement leur foi sur le terrain : ils célèbrent leurs buts en levant les bras au ciel, en effectuant des signes de croix ou en montrant des tatouages à connotation religieuse. D’autres en témoignent lors d’interviews…  La foi semble devenue un appui mental, une boussole pour rester humble et un bouclier face à l’immense pression médiatique.

Certains Brésiliens ont ouvert la voie avec leur bandeau « 100% Jesus »…

Lionel Messi lui-même confie : « Merci à Dieu qui m’a tant donné, tout ce qui vient maintenant est une bénédiction.» Cristiano Ronaldo est fidèle à ses chapelets et au signe de croix.

Côté belge, si Thomas Meunier reste discret (« Quand je regarde ma carrière, je ne peux pas faire autrement que de croire en Dieu »), Jérémy Doku proclame ouvertement que « Jésus-Christ est le centre de sa vie ». Celui-ci est d’ailleurs devenu papa en pleine coupe du monde. Papa d’un petit garçon prénommé Praise, qui signifie “louange” en anglais, une forme de prière chantée.

Que les meilleurs gagnent !

Cherchant à être les meilleurs du monde, nos amis sportifs seront les meilleurs pour le monde, s’ils font briller l’esprit sportif authentique : Être un grand sportif, c’est avant tout devenir un citoyen intègre, solidaire et respectueux des autres…